Les personnes derrière Creative Time Lab : Jérémy LeBot

Jérémy LeBot nous a trouvés grâce à la publication de Nicolas Fieulaine sur Terres du Son, puis s’est assis pour lire nos articles avant de nous contacter. Nous lui avons demandé ce qui lui trottait dans la tête à ce moment-là.

« Je cherchais un moyen de relier l’art aux sciences comportementales. CTL m’a montré que des cadres théoriques pouvaient être traduits en expériences immersives. La preuve que je pouvais réunir mes deux formations académiques sans sacrifier ni la rigueur scientifique ni la créativité artistique. »

Son parcours passe par la peinture décorative, la psychologie sociale, plus d’un an de coordination de logements d’urgence au sein de RESSIF, et la transition écologique. À l’époque, dit-il, chaque transition avait le goût d’un renoncement à un futur possible. Avec le recul, il voit le fil conducteur. Les compétences acquises à chaque étape continuent d’alimenter sa façon de travailler aujourd’hui. Les chemins convergent vers un avenir qu’il n’avait pas anticipé, et qu’il trouve « bien plus stimulant et porteur de sens ».

Son année à RESSIF façonne sa manière de penser l’engagement du public. Il le formule directement : beaucoup de programmes échouent parce qu’ils sont conçus sans consulter les personnes auxquelles ils sont destinés. La communication n’est pas adaptée au public. Les conditions d’éligibilité créent des frictions. Les gens se désengagent.

Après sa première semaine, il se pose la question suivante : dans quelle mesure notre perception du temps comme ressource finie influence-t-elle les choix que nous faisons ?

Il se penche sur les échelles CFC et ZTPI. Cette perspective est nouvelle pour lui, dit-il — ni intrinsèquement positive ni négative. Selon le contexte, elle peut l’inciter à agir avec plus d’intention, ou devenir une source d’hésitation et de paralysie. La perception du temps comme prisme sur le choix.

Le temps est un concept si fascinant ! Les questions qu’il soulève sont innombrables ! C’est pourquoi on ne s’ennuie jamais à CTL — tant de choses à explorer !

Ce qu’il attend le plus dans notre travail, c’est le moment où un projet prend vie. Concevoir des projets, c’est en grande partie imaginer le futur. Analyser des données, c’est en grande partie donner du sens au passé. La rencontre elle-même — observer les participants, écouter leurs expériences, collecter des données en temps réel — ce sont des « moments rares où je suis pleinement immergé dans le présent ».

Et ce que CTL pourrait l’aider à construire : « des prototypes d’intervention dans lesquels l’art n’est pas une couche esthétique posée sur un outil de sensibilisation, mais un mécanisme central de changement et d’action. »

Bienvenue, Jérémy ! Nous sommes ravis de t’avoir parmi nous !