Un espace pour nommer l’avenir — vers une collaboration avec le CLSM

La semaine dernière, nous avons rencontré Hélène Salsi, coordinatrice du Conseil Local de Santé Mentale (CLSM) de Caluire-et-Cuire, Rillieux et Neuville, ainsi que Florence Wagner, représentante de la ville de Caluire. Nicolas Fieulaine s’est joint à nous. Nous avons présenté ce que fait Creative Time Lab et les avons guidés à travers l’Espace de Futurisation.

Chaque octobre, la France organise les Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM). Le thème de cette année : les arts. Et la priorité actuelle du CLSM est d’aller à la rencontre des jeunes, en créant des espaces où ils ont réellement envie de venir et de participer.

Nous avons présenté les stations. Les bocaux en verre où l’on vote avec des haricots pour exprimer ce que l’on ressent vis-à-vis de son avenir personnel par rapport à l’avenir global. La fenêtre où l’on écrit ce que l’on espère voir dans cent ans. Les cartes postales que les gens s’envoient à eux-mêmes, à destination de leur futur.

Depuis les confinements, les chiffres concernant la santé mentale des jeunes en France se sont considérablement dégradés, et les professionnels de terrain ne savent pas toujours comment engager cette conversation. Nous avons partagé le témoignage de parents qui avaient visité l’installation à Terres du Son : ils nous ont confié qu’ils ne savaient pas comment parler de l’avenir avec leurs enfants. Mais la visite de l’installation les a aidés — ils ont trouvé un chemin.

Nous réfléchissons désormais à ce qui pourrait fonctionner en octobre sur le territoire de Caluire. Peut-être l’installation complète, peut-être quelques stations, peut-être des ateliers. Le format est flexible (l’installation a déjà pris place dans un champ de festival, une salle de cours universitaire, derrière des séparateurs de pièce recouverts de tissu noir). Ce qui compte, c’est l’espace qu’elle ouvre.

Dans nos données recueillies à travers plusieurs pays, nous observons que lorsqu’on offre aux gens un espace sécurisant pour nommer ce qu’ils ressentent face à l’avenir, la sidération s’arrête. Ils passent de « je ne peux pas penser à ça » à « peut-être qu’il y a une petite chose que je peux faire ». Et quand plusieurs personnes disent cela, dans la même pièce, un sentiment de communauté se crée. C’est ce que nous cherchons à apporter à Caluire.

L’installation sera à Terres du Son en juillet et à Villeurbanne à partir de septembre, si vous souhaitez venir la voir de vos propres yeux. Nous partagerons davantage d’informations au fil de la collaboration d’octobre.

Si vous travaillez dans la prévention en santé mentale, la santé publique locale, les services à la jeunesse, ou si vous êtes simplement curieux de savoir comment l’art et la psychologie peuvent collaborer sur ces questions, contactez-nous.

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