Les personnes derrière Creative Time Lab : focus sur Mariam El Jebbari 👋

Nous poursuivons notre sĂ©rie de prĂ©sentations de l’Ă©quipe. Cette fois : Mariam, qui nous rejoint en tant que stagiaire pour travailler sur la coordination d’Ă©vĂ©nements et le soutien Ă  la recherche d’impact, et sera Ă©troitement impliquĂ©e dans le prochain pilote du CafĂ© Futuresque.

Mariam Ă©tudie le commerce international et le management Ă  l’Esdes, a rĂ©cemment passĂ© un semestre en CorĂ©e du Sud, et a une formation en politique Ă©trangère. Comme elle l’exprime elle-mĂŞme : comprendre le fonctionnement des diffĂ©rentes politiques et cultures Ă  travers le monde permet de mieux cerner les prĂ©occupations variĂ©es que les gens ont face Ă  l’avenir. Ce qui a retenu son attention dans CTL, c’est qu’il crĂ©e des espaces oĂą ces diffĂ©rences peuvent ĂŞtre partagĂ©es, ressenties et imaginĂ©es ensemble.

Parmi les trois registres dans lesquels nous travaillons (art, recherche, engagement public), la recherche est son terrain familier, l’art est une curiositĂ©, et l’engagement public est celui qui la met lĂ©gèrement mal Ă  l’aise. On ne peut pas le contrĂ´ler. On ne peut pas le perfectionner Ă  l’avance. Elle souhaite apprendre Ă  concevoir pour les gens, et pas seulement Ă  penser Ă  eux.

Elle l’a bien formulĂ© en dĂ©crivant ce qu’elle espère dĂ©couvrir d’elle-mĂŞme ici : « Puis-je Ă©couter une Ĺ“uvre d’art comme je sais Ă©couter un article acadĂ©mique ? Puis-je contribuer Ă  crĂ©er une expĂ©rience, et pas seulement l’interprĂ©ter après coup ? »

Le CafĂ© Futuresque est un bon point de dĂ©part. Son intuition sur la raison pour laquelle la nourriture et l’avenir vont de pair : trois repas par jour, le temps que l’on y consacre, les habitudes qui les entourent. Tout cela est profondĂ©ment structurĂ©, tout cela Ă©volue lentement. L’avenir de l’alimentation pourrait aller vers quelque chose de plus rĂ©flĂ©chi et nourrissant, ou vers ce qui est le moins cher et le plus rapide. Parce que la nourriture est Ă  la fois si universelle et si quotidienne, c’est peut-ĂŞtre la façon la plus concrète de se demander : vers quel avenir nous dirigeons-nous rĂ©ellement ?

Lorsque nous lui avons demandĂ© quelle question lui revient sans cesse, elle a rĂ©pondu : « Comment rester lucide face aux crises sans perdre ma capacitĂ© d’agir joyeusement ? » Pour quelqu’un de 20 ans, c’est une question qui mĂ©rite d’ĂŞtre portĂ©e.

Ce qu’elle espère retirer du stage : un sens plus fort de la traduction (entre registres d’expĂ©rience, pas entre langues). Comment transformer l’intuition d’un chercheur en geste artistique ? Et ce geste en une conversation publique qui fait vraiment mouche ? Elle dit qu’elle est bonne en analyse. Elle veut devenir meilleure pour construire des ponts que les gens ont envie de traverser, sans simplifier Ă  l’excès ce qui se trouve de l’autre cĂ´tĂ©.

Bienvenue, Mariam !

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